De 1974 à 1989

Les dirigeants sochaliens ouvrent une école de football en 1974. Grâce à nombre de ses pensionnaires, le FCSM atteint le dernier carré de la Coupe UEFA en 1981, puis la finale de la Coupe de France en 1988.


Les hommes du renouveau : MM. Tournier, Hauss et Thouzery

Ouvert en 1974 sous les ordres de Pierre Tournier, le centre de formation sochalienne accueille dès les premières années une génération qui fera les beaux jours du club. Genghini, Bats, Benoît puis Stopyra, Anziani, Ruty ou Bonnevay grandissent, progressent et intègrent peu à peu l'équipe professionnelle dirigée par Hauss et Barret, puis Fauvergue.

Dans le même temps, le club se restructure avec à sa tête Jacques Thouzery. Patiemment, le FCSM construit une équipe compétitive, et après une nouvelle campagne européenne en 1975, est vice-champion de France en 1980. Encadrés de quelques joueurs expérimentés (Revelli, Rust, Ivezic ou encore Djaadaoui), les jeunes vont mener le club vers les sommets européens.


L'équipe qui, en 1980/1981, est demi-finaliste de la Coupe UEFA

Sochaux élimine, lors de la Coupe UEFA 1980/1981, le Servette de Genève, Boavista Porto, l'Eintracht Francfort et le Grasshopper Club Zurich avant d'échouer de peu en demi-finale face aux Néerlandais d'AZ'67. Une des plus belles pages du football sochalien d'après-guerre.

Malheureusement, le groupe jeune et talentueux va être pillé en quelques années. Saigné de ses meilleurs éléments, le FCSM est obligé d'intégrer rapidement de nouveaux jeunes qui n'ont le temps de s'aguerrir au contact du haut niveau.

En 1983, le club rejoue la Coupe UEFA avec un groupe très renouvelé et est éliminé dès le premier tour. Le club a perdu de sa superbe et peine à jouer les premiers rôles en championnat. Au point de terminer barragiste en 1987 face à l'AS Cannes qui l'emporte chez elle (2-0) après avoir perdu d'un rien (1-0) à l'aller. Le FCSM est poussé en Division 2 après 24 saisons de suite parmi l'élite.


L'équipe qui dispute la finale de la Coupe de France le 11 juin 1988

Sylvester Takac, qui avait déjà été entraîneur en 1983/1984, revient aux affaires et le club recrute deux internationaux yougoslaves pour entourer des jeunes pousses qui ont pour noms Paille, Rousset, Sauzée ou Silvestre. L'équipe écrase son groupe de D2, atomisant le favori lyonnais 7-1 à Gerland et ne perdant qu'à deux reprises. En parallèle, la jeune génération sochalienne participe activement au titre de Champion d'Europe décroché par les Espoirs français .

En plus de l'accès à l'élite, le FCSM réalise un superbe parcours en Coupe de France et dispute la finale face au FC Metz. Les Lionceaux s'inclinent aux tirs aux buts à la suite d'un match haletant. Mickaël Madar, cinquième tireur, manque alors son tir au but. La saison suivante, le FC Sochaux-Montbéliard poursuit sur sa lancée et termine quatrième du championnat, ne sortant de la coupe qu'en demi-finale contre l'AS Monaco, encore une fois aux tirs aux buts.


Philippe Lucas face à Dunga et à la Fiorentina le 1er novembre 1989

Le FCSM regoûte à la Coupe d'Europe et, après un premier tour facile, tombe face à la Fiorentina sans perdre (0-0 en Italie et 1-1 au Stade Bonal). L'équipe, qui a perdu Stéphane Paille a l'intersaison, terminera à nouveau quatrième de Division 1, mais sans accéder pour autant à une qualification européenne.

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