De 1940 à 1959


Le club parvient à survivre à la seconde guerre mondiale. Pourtant, rien ne sera plus jamais comme avant, et la détection va devenir un leitmotiv et une méthode pour permettre au club de se maintenir au plus haut niveau.

Pendant la guerre, le FCSM tente de survivre. Dessaisi de son statut pro, le football français est en hibernation. Sochaux s'organise en participant aux compétitions régionales, joue quelques tours de Coupe et s'allie à l'AS Valentigney pour devenir FC Sochaux Valentigney pour le football, ASM pour l'athlétisme et ASV pour les autres sports.


Nancy-Lorraine gagne en Coupe avec sept sochaliens

En 1942, le FCSV participe à nouveau un Championnat de France. Le club croit revivre, mais est dépecé la saison suivante. Vichy met en place une compétition par régions, Sochaux est banni et l'équipe de Nancy-Lorraine "emprunte" des joueurs sochaliens pour le championnat et une Coupe de France 1944 que les Lorrains remportent.

A la libération, le club redevient FCSM, donne à son stade le nom d'un martyr (lire Qui était Auguste Bonal ?) et se donne une saison avant de repartir en D1. En 1945-1946, Sochaux renaît, mais ne peut compter que sur ses anciennes vedettes (dont Courtois, qui jouera jusqu'en 1951) pour entourer de jeunes pousses. L'entraîneur Mattler ne trouve pas de solution et Sochaux, pour la première fois, tombe en D2.


En 1948 à Colombes. A droite, Humpal

Le recrutement, avec les Tchèques Humpal et Dupal, est à la hauteur, Sochaux domine son sujet, retrouve l'élite en 1947 et un statut plus à son image. En outre, le club continue à se faire remarquer dans le haut de tableau par son style brillant.

1949, le président Chabrier décide de passer à la vitesse supérieure concernant les jeunes joueurs. Il réunit au Cercle Hôtel Peugeot des jeunes parmi les meilleurs de France, tel Jean-Jacques Marcel qui deviendra International.

Alimentée en jeunes joueurs de grande qualité, l'équipe première dirigée pendant près de huit ans par Gaby Dormois est toujours placée (second en 1953) et atteint en 1959 sa deuxième finale de Coupe. La partie contre le Havre est tout aussi indécise qu'en 1937 face à Strasbourg et les équipes se séparent sur un 2-2, même si Sochaux inscrit un but une seconde après que l'arbitre eut sifflé. En match d'appui, les Sochaliens jouent de malchance, touchent les poteaux trois fois et encaissent trois buts sur trois contres.


Le FCSM version 1959, finaliste malheureux de la Coupe de France

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