De 1974 à 1989


  JEUDI 05/07/2007


Toujours aussi novateur, les dirigeants sochaliens ouvrent une école de football en 1974. Grâce à nombre de ses pensionnaires, le FCSM atteindra le dernier carré européen en 1981, puis la finale de la Coupe de France 1988.


Les hommes du renouveau : MM. Tournier, Hauss et Thouzery

Ouvert en 1974 sous les ordres de Pierre Tournier, le Centre de Formation accueille dès la première année une génération qui fera les beaux jours du club plus tard.

Genghini, Bats, Benoît puis Stopyra, Anziani, Ruty ou Bonnevay grandissent, progressent et intègrent peu à peu l'équipe pro dirigée par Hauss et Barret, puis Fauvergue.

Dans le même temps, le club se restructure avec à sa tête Jacques Thouzery. Patiemment, le FCSM construit une équipe compétitive, et après une nouvelle campagne européenne en 1975, termine second de D1 en 1980. Encadrés de quelques joueurs expérimentés (Revelli, Rust, Ivezic ou encore Djaadaoui), les jeunes vont mener le club vers les sommets européens.


L'équipe de 1981, demi-finaliste de la Coupe UEFA

Sochaux élimine, lors de la Coupe UEFA 1980-1981, le Servette de Genève, Boavista Porto, l'Eintracht Francfort et les Grashoppers de Zurich avant d'échouer en demi-finale d'un souffle face à AZ'67. Une des plus belles pages du football sochalien d'après-guerre.

Malheureusement, le groupe jeune et talentueux va être pillé en quelques années. Saigné de ses meilleurs éléments, le FCSM est obligé d'intégrer rapidement de nouveaux jeunes qui n'ont pas eu le temps de s'aguerrir au contact du haut niveau.

En 1983, Sochaux qui rejoue la Coupe de l'UEFA avec un groupe très renouvelé est éliminé dès le premier tour. Le club a perdu de sa superbe et résiste de plus en plus mal aux joutes de D1. Au point de terminer barragiste en 1987. L'AS Cannes de Jean Fernandez l'emporte chez elle (2-0) après avoir perdu d'un rien (1-0) à l'aller. Le FCSM est poussé en D2 après 24 saisons de suite parmi l'élite.


Mecha Bazdarevic

Sylvester Takac revient aux affaires (il a été entraîneur en 1983-1984) et le club recrute deux internationaux yougoslaves pour entourer des jeunes pousses qui ont pour noms Paille, Rousset, Sauzée ou Silvestre.

L'équipe écrase son groupe de D2, atomisant le favori lyonnais 7-1 à Gerland et ne perdant qu'à deux reprises. En parallèle, la jeune génération participe activement avec les Espoirs français au titre de Champion d'Europe.

En plus de l'accès en D1, le club élimine tout le monde sur son passage en Coupe de France au point d'accéder à la finale contre Metz. Les Lionceaux ne s'inclineront qu'aux tirs aux buts à la suite d'un match haletant. Mickaël Madar, cinquième tireur, manque alors son tir au but. La saison suivante, le FCSM poursuit sur sa lancée et termine quatrième de D1, ne sortant de la Coupe qu'en demi-finale contre Monaco, encore une fois aux tirs aux buts.


Philippe Lucas face à Dunga et à la Fiorentina en 1989

Sochaux regoûte ainsi à la Coupe d'Europe. Si le premier tour est une formalité face aux modestes Luxembourgeois d'Ech, le deuxième tour face à la Fiorentina est plus délicat.

Après un match aller (0-0) bien géré, les hommes de Takac déjouent et encaissent un but. L'égalisation de Laurey ne permet pas de qualifier un Sochaux éliminé sans être battu. L'équipe, qui a perdu Stéphane Paille a l'intersaison, se reprend pourtant et termine à nouveau quatrième de D1, sans se qualifier pour autant à une Coupe d'Europe.

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