Stade Bonal
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Stade Bonal

Stade Auguste Bonal

Le Stade de la Forge, inauguré en 1931 et devenu Stade Auguste Bonal en 1945, a été entièrement rénové pour laisser place, en 2000, à un stade moderne et fonctionnel après deux années de travaux.

Le Stade Bonal fait partie des rares stades aujourd’hui situés à proximité d’un centre-ville. Facile d’accès, il compte de nombreux parkings aux alentours. Le Stade Bonal dispose de deux vastes parvis accueillant la boutique officielle du FCSM, ainsi que de nombreuses buvettes et des espaces dédiés aux supporters. Familial et attaché aux valeurs du club, ce dernier fréquente l’enceinte avec ferveur. Le stade a accueilli des matches des équipes de France de football (masculine, féminine et espoirs) et de rugby, ainsi que des concerts.

Ici bat le cœur comtois

Le Stade Bonal en détails

  • Une capacité de 20 005 places
  • 1 200 places VIP réparties dans cinq salons et 26 loges
  • Deux écrans géants et une panneautique LED en bord de terrain
  • Une pelouse hybride et chauffée de 105 m x 68 m, classée catégorie T1
  • Un éclairage LED de niveau E1
  • Record d'affluence le 16 mai 1976 contre l'AS Saint-Étienne : 20 886 supporters

Auguste Bonal, figure emblématique et résistante

Le stade sochalien porte le nom d’Auguste Bonal. Dirigeant du club dès sa création et directeur sportif de juillet 1941 à juin 1943, il était également, comme tous les membres du comité directeur du FC Sochaux-Montbéliard de l’époque, employé des Automobiles Peugeot.

Directeur de l’usine d’emboutissage de Peugeot, il œuvre durant la guerre au sabotage de la production des usines réquisitionnées par l’occupant. Il le paie de sa vie, à l’instar de deux autres dirigeants de l’entreprise.

Arrêté en mars 1944, comme la plupart des directeurs d’usine, Auguste Bonal est détenu à Besançon puis à Dijon. Il est déporté en août de la même année, d’abord au Struthof, puis dans le camp de travail de Schömberg, dans le Wurtemberg. Cinq jours après avoir été évacué puis abandonné, il est abattu le 23 avril 1945, avec l’un de ses camarades d’infortune, par des officiers allemands au bord d’une route à Bad Waldsee. Il avait 47 ans.

En juillet 1945, trois mois après sa disparition, le Stade de la Forge prend le nom de ce serviteur de la cause sochalienne. Son corps est rapatrié en France en novembre 1946. Auguste Bonal est fait chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur à titre posthume en 1953.

Ingénieur de l’École centrale des arts et manufactures, né le 7 février 1898 à Sèvres (Yvelines), il avait également participé à la Première Guerre mondiale.

Une fresque à son image inaugurée en septembre 2021

Une fresque géante est réalisée en septembre 2021 sur la façade ouest du Stade Bonal par Jean Linnhoff. Ce portrait d’Auguste Bonal, d’un format de 7 mètres sur 7 mètres, est dévoilé en présence d’une petite-fille et d’une arrière-petite-fille de celui qui a donné son nom à l’enceinte, ainsi que des joueurs et dirigeants du FCSM et de Pays de Montbéliard Agglomération, propriétaire du stade.