Une histoire née en 1931
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Depuis 1931

Près d’un siècle d’histoire

Depuis près d’un siècle, le Stade de la Forge puis le Stade Bonal accompagnent l’histoire du FC Sochaux-Montbéliard. Témoin des grandes heures sportives, des exploits européens et des évolutions du football moderne, l’enceinte sochalienne a su traverser les générations sans jamais perdre son âme. Retour sur une histoire née en 1931.

Une histoire aussi vieille que celle du FCSM

Au début des années 1930, le club sochalien draine les foules mais ne possède pas d’enceinte à sa mesure. Un stade est construit ex nihilo sur un terrain disponible à proximité des forges de l’usine Peugeot. Une petite tribune de 1 000 places est d’abord mise en place autour d’une pelouse semée de graines anglaises.

Le 11 novembre 1931, lors d’un match de Coupe Peugeot, les Sochaliens battent le Club Français et inaugurent de belle manière l’enceinte, désormais dénommée Stade de la Forge.

Des améliorations sont ensuite réalisées : de nouvelles tribunes, des virages, puis une couverture. En 1935, la capacité est portée à 10 160 spectateurs, dont 3 000 assis. Pour l’augmenter encore, des remorques de l’usine voisine sont même placées derrière les cages.

L’enceinte sochalienne vit alors les plus belles heures du club d’avant-guerre. Le 12 mai 1935, le FC Sochaux-Montbéliard devient champion de France après une franche victoire (3-0) contre l’Olympique de Marseille. Les supporters assistent au Stade de la Forge à des spectacles mémorables, comme lorsque le FCSM terrasse Valenciennes 12-1.

 

 

Le Stade de la Forge renommé

Après la Seconde Guerre mondiale, le club donne à son stade le nom d’un de ses dirigeants tragiquement disparu. Il ne connaît que peu d’évolutions pendant cinq décennies, même si un éclairage est inauguré le 22 mai 1957 à l’occasion d’un match contre les Anglais du Burnley FC, avant que ses projecteurs ne deviennent les plus puissants de France en 1963.

Le gazon gagne quant à lui la réputation de plus belle pelouse de France, grâce à la passion qu’entretient avec elle Roger Dirand pendant trente-cinq ans.

Le Stade Auguste Bonal vieillit peu à peu au point de paraître vétuste. En 1973, au moment d’aborder la première Coupe d’Europe de son histoire, les dirigeants craignent de ne pas pouvoir utiliser leur enceinte. Quelques menus travaux et un grand coup de peinture suffisent.

 

 

Record absolu en 1976

Le 16 mai 1976, l’enceinte sochalienne affiche une affluence record de 20 886 spectateurs à l’occasion de la réception de l’AS Saint-Étienne (2-2), alors que les Verts ont disputé trois jours plus tôt une finale de Coupe des clubs champions.

Des joutes européennes que le Stade Bonal vivra passionnément en 1980/1981, avec notamment un match homérique sur la neige face à l’Eintracht Francfort, une qualification in extremis contre le Grasshoppers Club Zurich, puis une demi-finale face à l’AZ’67.

 

Reconstruction sur le même site

Au début des années 1990, la question de l’avenir de la vieille enceinte se pose plus sérieusement que jamais. Pour évoluer en première division, les normes sont strictes et le FCSM doit trouver une solution. La date de 1998 est d’abord avancée pour la fin des travaux. C’est finalement à cette date que la reconstruction débute.

Reconstruction, car le club et les collectivités locales décident de conserver l’emplacement historique, à proximité des usines, entre Sochaux et Montbéliard.

La moitié du stade disparaît pour laisser place à deux tribunes inspirées du Stade Michel-d’Ornano de Caen. À la veille de la saison 2000/2001, l’enceinte est achevée et inaugurée lors du Trophée des Champions. Le FC Sochaux-Montbéliard y réalise dans la foulée l’une des plus belles saisons à domicile de son histoire, soutenu par un public nombreux découvrant un confort qui tranche nettement avec l’ancien Stade Auguste Bonal.

Un stade en constante évolution

Fidèle à son histoire mais tourné vers l’avenir, le Stade Bonal poursuit sa modernisation pour répondre aux exigences du football actuel.

Longtemps réputée, la pelouse sochalienne a connu des difficultés après la reconstruction du stade, avec près d’une quinzaine de réfections en vingt ans. À l’été 2021, l’aire de jeu franchit un cap majeur : elle est entièrement reconstruite pour accueillir une pelouse hybride. Une évolution technique importante offrant des conditions optimales aux joueurs et garantissant une meilleure tenue des rencontres. Ce projet est mené avec le soutien de Pays de Montbéliard Agglomération, propriétaire du stade, ainsi que du Département du Doubs et de la Région Bourgogne–Franche-Comté.

Dans cette dynamique, l’éclairage de l’enceinte est lui aussi modernisé à l’été 2024. 124 projecteurs LED remplacent les 175 précédents, permettant l’homologation au plus haut niveau de compétition (niveau E1). Ce nouvel équipement offre également plusieurs modes de fonctionnement, ouvrant la voie à des animations lumineuses lors des rencontres.

Au-delà des aspects techniques, le stade fait également l’objet de travaux d’embellissement. Des opérations de peinture viennent raviver les coursives et les espaces d’accueil, tandis que quatre fresques ont été réalisées en collaboration avec l’association Sociochaux. Autant d’initiatives qui participent à valoriser l’identité du FCSM et à renforcer le lien entre le stade et ses supporters.